Vidéo – L’alcool : détecter la problématique

Durée : 4:43

TRANSCRIPTION TEXTUELLE

L’alcool est une drogue qui fait partie de la famille des dépresseurs. Cette substance a de nombreux effets sur l’activité neuronale du cerveau. Elle agit notamment sur la molécule du plaisir ainsi que sur les endorphines ou morphine naturelle du cerveau, d’où son effet relaxant.

En règle générale, boire de l’alcool est associé à toute une gamme d’émotions : la joie, la tristesse, le stress et bien d’autres. On estime qu’environ 75 % de la population consomme de l’alcool, et que sur ces gens, quelque 10 % vivent une situation de dépendance et de souffrance.

Il existe trois types de consommation :

  • la consommation récréative;
  • la consommation abusive;
  • et la consommation avec dépendance.

De façon générale, la consommation récréative s’avère sans risque pour la santé. Elle n’entraîne donc pas de conséquences négatives pour soi ou les autres.

Il en va tout autrement pour la consommation abusive et la consommation avec dépendance.

La consommation abusive est caractérisée par une utilisation inadéquate de l’alcool conduisant à une souffrance cliniquement significative ou à une altération du fonctionnement, par exemple :

  • s’absenter du travail à répétition;
  • conduire sous l’effet de l’alcool;
  • ou se placer dans des situations dangereuses.

La consommation avec dépendance entraîne quant à elle des conséquences souvent plus sévères, comme :

  • une tolérance de plus en plus élevée, donc une augmentation de la quantité d’alcool pour obtenir les mêmes effets;
  • un sevrage non seulement psychologique mais physique.

La consommation abusive et celle avec dépendance présentent toutes deux une difficulté considérable pour l’individu à se départir de cette béquille qui lui procure différents bénéfices :

  • éviter la réalité;
  • éprouver un sentiment de contrôle;
  • soulager une anxiété latente;
  • noyer ses émotions difficiles.

Plusieurs indicateurs physiques, psychologiques et comportementaux sont le reflet d’une consommation problématique et sont signe qu’un employé pourrait avoir besoin de l’aide de son gestionnaire.

Physiquement, l’individu souffrant d’un problème d’alcool peut présenter les traits suivants :

  • des yeux rouges;
  • de la transpiration;
  • des tremblements;
  • un trouble de la coordination;
  • une haleine d’alcool;
  • une difficulté d’élocution;
  • des diarrhées;
  • des vomissements.

Psychologiquement, certains signes ou symptômes sont également présents :

  • irritabilité ou agressivité;
  • problèmes de concentration;
  • problèmes de mémoire;
  • fluctuations de l’humeur;
  • isolement;
  • etc.

Du point de vue comportemental, des difficultés apparaissent, par exemple :

  • l’emprunt récurrent d’argent à des collègues;
  • des mensonges;
  • des excuses improbables;
  • et des réactions inappropriées.

Les comportements au travail ainsi que la qualité du travail sont inévitablement touchés par un problème de consommation d’alcool.

Voici quelques indicateurs :

  • des absences fréquentes de dernière minute et plus spécifiquement après la paie ou au retour d’un congé autorisé;
  • des retards répétés;
  • des départs hâtifs, parfois sans aviser les collègues;
  • des variations dans la qualité du travail;
  • et des erreurs de jugement.

Ces indicateurs sont autant de signes objectivables permettant d’ouvrir une discussion transparente avec son employé.

Pour en apprendre davantage sur ce sujet, nous vous suggérons de lire le document de référence.

En cas de questions, de doutes ou de besoins particuliers de soutien, n’hésitez surtout pas à communiquer avec le programme d’aide spécialisé offert aux personnes admissibles.