Vidéo – L’épuisement professionnel

Durée : 4:28

TRANSCRIPTION TEXTUELLE

L’épuisement professionnel n’est pas officiellement reconnu comme une maladie mentale.

On sait pourtant qu’il est une cause importante d’absentéisme, de problèmes de santé mentale et de climat de travail malsain.

Alors, comment pourrait-on définir l’épuisement professionnel?

Tout d’abord, cet état tire son origine du milieu de travail et personne n’est à l’abri.

Il s’agit d’un trouble d’adaptation qui est mieux connu sous l’appellation anglaise burnout.

L’épuisement professionnel se caractérise par un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail.

Selon l’Enquête sociale générale de Statistique Canada, un travailleur canadien sur quatre se considère stressé et 60 % de ces salariés disent que le travail est la source de leur stress.

L’accumulation du stress produit un déséquilibre entre la pression exercée sur l’individu et les ressources dont il dispose pour l’affronter. Certains individus épuisés ont de la difficulté à reconnaître leurs besoins et à les exprimer à l’employeur.

Le burnout n’est pas un problème qui touche l’individu uniquement. En effet, 60 % des facteurs qui le causent sont d’ordre organisationnel alors que seulement 40 % sont d’ordre individuel.

Comme principaux facteurs organisationnels, notons :

  • la surcharge de travail;
  • le manque d’autonomie;
  • l’ambigüité des rôles;
  • le fait de ne participer à aucune décision;
  • le manque de reconnaissance;
  • une communication insuffisante.

Et comme principaux facteurs individuels, notons :

  • le fait d’accorder une trop grande importance au travail;
  • le perfectionnisme;
  • une faible estime de soi;
  • la rigidité cognitive;
  • l’instabilité émotionnelle;
  • l’attribution de ce qui arrive à des causes externes;
  • de lourdes responsabilités familiales;
  • et enfin, la solitude.

L’épuisement professionnel se produit en s’installant insidieusement sur des années.

Souvent, le corps donne des signaux d’alarme qu’il importe de constater, comme :

  • une fatigue persistante;
  • des douleurs telles que des maux de dos, des migraines, etc.;
  • des problèmes digestifs;
  • des problèmes cutanés;
  • un sommeil perturbé.

Le travailleur subit, par exemple :

  • une démotivation constante à l’égard de son travail;
  • une irritabilité marquée;
  • un sentiment d’être incompétent;
  • une envie de s’isoler;
  • un sentiment d’échec;
  • des difficultés à se concentrer;
  • des pertes de mémoire;
  • une difficulté à utiliser son jugement;
  • et enfin, des pensées suicidaires (dans les cas les plus graves).

L’objectif du traitement est de retrouver sa santé et de concevoir une manière d’accomplir son travail de façon satisfaisante, et cela, sans s’épuiser.

Souvent, l’arrêt de travail est nécessaire afin de se reposer.

Cependant, le repos est insuffisant pour régler le problème et éviter les rechutes. Un réel changement doit être intégré à la vie de ces personnes pour qu’elles retrouvent un sentiment de contrôle de leur existence.

La consultation d’un psychologue peut représenter une aide précieuse pour découvrir ce qui cause le stress et trouver des façons de s’y attaquer.

La prévention de l’épuisement professionnel n’est pas seulement l’affaire des individus, mais aussi celle des entreprises. Vous avez donc un rôle clé à jouer.

Vous pouvez rencontrer l’employé pour bien le conseiller et le diriger vers un programme ou un service d’aide.

Pour en apprendre davantage sur ce sujet, nous vous suggérons de lire le document de référence.

En cas de questions, de doutes ou de besoins particuliers de soutien, n’hésitez surtout pas à communiquer avec le service d’aide spécialisée offert aux personnes admissibles.