Vidéo – Comprendre et vivre le deuil

Durée : 4:01

TRANSCRIPTION TEXTUELLE

Le deuil est une réaction naturelle et personnelle qui découle de la perte d’un proche. Il se caractérise principalement par la douleur et la tristesse.

Quand un ou plusieurs employés sont en deuil, c’est l’ensemble du milieu de travail qui s’en ressent.

Plusieurs mythes existent entourant le deuil, par exemple :

  • la douleur disparaîtra plus rapidement si on l’ignore;
  • il faut oublier l’être cher pour retrouver une vie normale;
  • l’entourage peut aider en évitant d’aborder le sujet;
  • ne pas pleurer signifie que l’on est insensible;
  • le deuil devrait durer un an et ses étapes sont fixes.

Ces idées reçues sont fausses et peuvent empêcher les individus de vivre leur deuil de manière saine.

Selon l’Association canadienne pour la santé mentale, le deuil se vit généralement en trois étapes :

  • la torpeur ou l’état de choc;
  • la désorganisation;
  • la réorganisation.

Certains chercheurs traitent quant à eux de 5 ou 6 étapes, voire plus. Dans tous les cas, il est possible de passer plusieurs fois d’une étape à une autre. La durée moyenne d’un processus de deuil est de 18 mois, mais il est important de savoir que celle-ci peut varier selon l’individu et la nature du deuil.

Les symptômes psychologiques associés à la perte d’un être cher sont le choc, l’incrédulité, la tristesse, la culpabilité, la colère et la peur.

En termes de manifestations physiques, on note fréquemment :

  • de la fatigue;
  • des nausées;
  • un affaiblissement du système immunitaire;
  • une perte ou un gain de poids;
  • des douleurs;
  • de l’insomnie.

On parle d’adaptation saine lorsqu’une personne se donne la possibilité de vivre son deuil sans perdre de vue ses responsabilités. Elle accepte la douleur et le chagrin, laisse le processus de deuil suivre son cours et sait où trouver du soutien.

Il est d’ailleurs souhaitable que la personne en deuil partage ses émotions et qu’elle aille chercher de l’aide supplémentaire auprès de groupes de soutien ou de conseillers spécialisés lorsque le besoin se fait sentir.

Certains individus ne possèdent cependant pas les mécanismes d’adaptation ou de soutien nécessaires pour vivre sainement leur deuil. Une telle situation peut causer des blocages psychologiques, aggraver les symptômes associés à la perte et altérer significativement le fonctionnement.

Il est donc important de surveiller les signes suggérant une douleur autodestructrice, comme :

  • des changements physiques;
  • l’abus de substances;
  • un isolement social;
  • des émotions incontrôlables.

Quand la douleur est telle qu’elle empêche la personne de reprendre le cours normal de sa vie, il pourrait s’agir d’un deuil pathologique ou d’une dépression majeure.

Une prise en charge médicale ou psychologique devient alors nécessaire.

Pour en apprendre davantage sur ce sujet, nous vous suggérons de lire le document de référence.

En cas de questions, de doutes ou de besoins particuliers de soutien, n’hésitez surtout pas à communiquer avec le service d’aide spécialisé offert aux personnes admissibles.